Ecologie, on en a vite fait le Dour !
Ethique| Mercredi 18 juillet 2007
Dour, c’est 6 scènes, 145 000 festivaliers, 225 artistes et des tonnes de déchets. Entre festivals, la concurrence est rude. La course au vert est lancée. L’écologie, l’environnement et le bien être du public sont au coeur de la rentabilité.
Cette année, le bracelet avait un air d’éthique : un lâché de papillons en guise de charte graphique. On nous l’avait promis, Dour ferait des efforts en matière de propreté. Mais sur le terrain, les festivaliers avaient du mal à l’apprécier. D’ailleurs le dernier bulletin de No Bullshit! (quotidien diffusé sur le site de Dour) recense ce que le public n’a pas aimé : l’odeur arrive en premier, ainsi que le manque de respect de l’environnement d’une grande majorité des festivaliers.
Au menu, frites, Hot dogs et crêpes farcies. La canicule pour digérer. Autant dire que le déjeuner (et particulièrement le dîner) ne faisait guère long feu dans nos estomacs alcoolisés. Quelques poubelles éparpillées n’ont pas suffit à responsabiliser des festivaliers qui avaient l’habitude de jeter leurs détritus en pleine nature.
Dès le deuxième jour, les toilettes étaient condamnées malgré les dames pipi chargées de fournir le papier. Quant aux urinoirs, ils débordaient au point d’organiser samedi soir, un concours de joyeuses glissades. Il est vrai que la crasse colle à la peau du festivalier. Les douches étaient l’objet de longues files d’attente. Et dimanche, Dour a coupé les robinets, laissant assoiffer des milliers de festivaliers. D’ailleurs, Luke Jenner, le chanteur du groupe The Rapture, résume la situation par cette citation : « it stinks here like a mix of shit and vinegar !»
En fait, les organisateurs de festivités doivent fournir les moyens de respecter l’environnement, sans quoi les festivaliers ne pourront jamais se responsabiliser. Le confort est également à privilégier. Si le cadre est entretenu, pourquoi le polluer ? Certes, quelques initiatives sont tout de même à recenser, notamment la distribution de crème solaire, de lingettes, et de déodorant. Les gobelets en plastique sont recyclés avec des cadeaux à la clef. Mais il n’y a vraiment pas de quoi en faire l’apologie.
L’année prochaine, c’est la vingtième. Un anniversaire qui sera amplement fêté. D’ici là , bon courage aux nombreux bénévoles qui nettoient encore le site. Vive la musique et vive l’éthique !
Charlotte










juillet 18th, 2007 at 16:49
Ahh Dour… musique, crasse et bonne humeur sont de mise à chaque édition. C’est vrai que malgré les efforts fournis d’année en année, le site fini toujours par ressembler à un grand n’importe quoi.
Ils avaient pourtant mis en place un espace vert sur le camping, où la propreté et le tri sélectif était de rigueur, mais je n’en ai pas vu la couleur (ils l’ont sans doute caché au fin fond d’une p’tite foret perdu au fond des bois, ceux-ci étant aussi minés de nombreuses tranches de papier hygiénique).
Tout comme ils donnaient des grands sacs poubelles à l’entrée, les festivaliers s’en servaient plus pour poser leurs petites fesses sur les détritus que pour ranger soigneusement ces mêmes détritus dedans au fur et à mesure…
A noter quand même l’apparition d’une poubelle “recyclage” en plus des deux “tout venant” éparpillées en de nombreux endroits du site. Il faudrait p’tet mettre plus de panneaux incitant les festivaliers à les utiliser ?
Affaire à suivre…
Mais je ne perd pas espoir pour les 20 ans !
juillet 19th, 2007 at 10:35
Découvert l’an passé sur un festival, il existe une alternative aux WC chimiques dont l’odeur finit après qq heures par dégouter tout le monde. Il s’agit des gandousiers (www.gandousiers.net) qui proposent de mettre en place et de gérer des toilettes sèches et écologiques qui en ont en plus l’avantage d’économiser beaucoup d’eau, remplacée par de la sciure et de la paille absorbant bien mieux les odeurs…