Le site Last.fm est une plateforme communautaire de musique par excellence. Il rassemble plus de 7 millions d’artistes, 65 millions de titres, et revendique 15 millions d’utilisateurs à travers le monde. Last.fm est devenu emblématique de la nouvelle tendance appelée le « Web 2.0 », ou l’intéractivité comme seul mot d’ordre. Focus sur les origines du site.

Il était une fois cinq européens mordus d’informatique… En 2002, Richard Jones, inventait, Outre Manche, le projet Audioscrobbler. Il s’agissait d’un outil dit de suivi qui enregistrait le comportement des internautes : nombre de morceaux lus, de qui, quand, combien de fois,… etc. La même année, les Autrichiens et Allemands Felix Miller, Martin Stiksel, Michael Breidenbruecker et Thomas Willomitzer lançaient le projet Last.fm. A ses débuts, c’était une webradio et un site communautaire, utilisant les profils musicaux de ses utilisateurs pour générer des listes de lecture dynamiques. Grâce à cette idée, Last.fm gagna l’Europrix en 2002 et fut nommé pour le Prix Ars Electronica en 2003. Progressivement, les équipes d’Audioscrobbler et de Last.fm commencèrent à travailler ensemble à Londres. Et le 9 août 2005, les deux sites fusionnèrent. Depuis, face à l’engouement croissant des internautes, CBS Corporation, un conglomérat américain de médias, a racheté Last.fm pour la modique somme de 280 millions de dollars. Les fondateurs sont assurés de rester en place. Mais un nouveau défis s’offre à eux, celui de travailler à l’intégration de leur site avec les divisions du groupe CBS, sur Internet et sur mobile.

Last.fm, mode d’emploi

Last.fm est une radio en ligne qui, après téléchargement d’un logiciel, reconnaît les titres écoutés sur le PC, dresse des recommandations écoutables en streaming et affiche les profils d’internautes ayant les mêmes goûts. Ainsi, le site permet à ses membres d’écouter leur musique préférée, mais aussi des artistes qu’ils seraient susceptibles d’apprécier, grâce à un système d’intelligence collective. De fil en aiguille, l’internaute découvre de nouveaux artistes, de nouveaux morceaux, de nouveaux talents.
De plus, Last.fm gère et recommande des concerts et des festivals. Si, les événements situés en Grande-Bretagne sont automatiquement référencés par le système, les utilisateurs des autres pays doivent pour le moment les inscrire manuellement. Des modifications techniques permettent d’inclure le lecteur Flash Last.fm dans un blog ou Myspace. D’autres fonctionnalités, comme la “Playlist” ou le “contact importer” (recherche d’amis sur Last.fm en entrant l’adresse email) sont également disponibles.
Last.fm a toujours fait participer ses abonnés à l’évolution du site. Il propose régulièrement de de tester les futures fonctionnalités et de donner leur avis lors de beta tests. Le site est maintenant disponible en 11 langues différentes.

En définitive, nous, internautes innocents, sommes traqués comme du gibier ! Certes, ce n’est pas un scoop. Mais sur Last.fm, le “flicage” est clairement avoué. Par ce biais, le site encourage les interactions entre utilisateurs. Il en demeure un excellent outil qui facilite le mélange des genres et incite à la découverte de nouveaux horizons. C’est de la musique dans tout son partage.

Charlotte
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