Il était une fois Last FM
Web| Lundi 11 juin 2007Le site Last.fm est une plateforme communautaire de musique par excellence. Il rassemble plus de 7 millions d’artistes, 65 millions de titres, et revendique 15 millions d’utilisateurs à travers le monde. Last.fm est devenu emblématique de la nouvelle tendance appelée le « Web 2.0 », ou l’intéractivité comme seul mot d’ordre. Focus sur les origines du site.
Il était une fois cinq européens mordus d’informatique… En 2002, Richard Jones, inventait, Outre Manche, le projet Audioscrobbler. Il s’agissait d’un outil dit de suivi qui enregistrait le comportement des internautes : nombre de morceaux lus, de qui, quand, combien de fois,… etc. La même année, les Autrichiens et Allemands Felix Miller, Martin Stiksel, Michael Breidenbruecker et Thomas Willomitzer lançaient le projet Last.fm. A ses débuts, c’était une webradio et un site communautaire, utilisant les profils musicaux de ses utilisateurs pour générer des listes de lecture dynamiques. Grâce à cette idée, Last.fm gagna l’Europrix en 2002 et fut nommé pour le Prix Ars Electronica en 2003. Progressivement, les équipes d’Audioscrobbler et de Last.fm commencèrent à travailler ensemble à Londres. Et le 9 août 2005, les deux sites fusionnèrent. Depuis, face à l’engouement croissant des internautes, CBS Corporation, un conglomérat américain de médias, a racheté Last.fm pour la modique somme de 280 millions de dollars. Les fondateurs sont assurés de rester en place. Mais un nouveau défis s’offre à eux, celui de travailler à l’intégration de leur site avec les divisions du groupe CBS, sur Internet et sur mobile.
Last.fm, mode d’emploi
Last.fm est une radio en ligne qui, après téléchargement d’un logiciel, reconnaît les titres écoutés sur le PC, dresse des recommandations écoutables en streaming et affiche les profils d’internautes ayant les mêmes goûts. Ainsi, le site permet à ses membres d’écouter leur musique préférée, mais aussi des artistes qu’ils seraient susceptibles d’apprécier, grâce à un système d’intelligence collective. De fil en aiguille, l’internaute découvre de nouveaux artistes, de nouveaux morceaux, de nouveaux talents.
De plus, Last.fm gère et recommande des concerts et des festivals. Si, les événements situés en Grande-Bretagne sont automatiquement référencés par le système, les utilisateurs des autres pays doivent pour le moment les inscrire manuellement. Des modifications techniques permettent d’inclure le lecteur Flash Last.fm dans un blog ou Myspace. D’autres fonctionnalités, comme la “Playlist” ou le “contact importer” (recherche d’amis sur Last.fm en entrant l’adresse email) sont également disponibles.
Last.fm a toujours fait participer ses abonnés à l’évolution du site. Il propose régulièrement de de tester les futures fonctionnalités et de donner leur avis lors de beta tests. Le site est maintenant disponible en 11 langues différentes.
En définitive, nous, internautes innocents, sommes traqués comme du gibier ! Certes, ce n’est pas un scoop. Mais sur Last.fm, le “flicage” est clairement avoué. Par ce biais, le site encourage les interactions entre utilisateurs. Il en demeure un excellent outil qui facilite le mélange des genres et incite à la découverte de nouveaux horizons. C’est de la musique dans tout son partage.











juin 15th, 2007 at 1:26
à noter que last.fm permet aussi depuis quelques mois aux inscrits du site de gerer un agenda de concerts, et c’est très pratique pour se retrovuern se rencontrer, et parfois même se rendre service
ou se faire de la publicité comme un certain monsieur de chez reshape 
juin 15th, 2007 at 20:22
«En définitive, nous, internautes innocents, sommes traqués comme du gibier ! »
Je trouve l’expression un peu exagérée. Les données sont collectées de manière anonyme (seul un pseudonyme est demandé), et toute soumission de donnée (le fameux scrobble) est effectué de manière volontaire par les membres. Je ne vois pas où est le “flicage” !
La question la plus brûlante à propos de last.fm, c’est celle de son avenir, suite à son acquisition par CBS. Comment ce rachat va-t-il influencer l’évolution du site ? En bien… ou en mal ?
juin 16th, 2007 at 1:12
+ de moyens = + de contenus ?
enfin j’espere. Last.fm est le meilleur site de streaming musical que j’ai pu trouver. Ils sont dans la plus parfaite légalité, les artistes et les maisons de disque coopèrent visiblement volontiers et en masse. Peut être est-ce suffisament intéressant pour tout le monde pour que ça continue