L’arborescence des majors
Musique| Mercredi 6 juin 2007Petit éclairage sur le marché actuel de la musique
Quatre grands groupes de communication mondiaux se partagent l’essentiel du marché de l’édition de disques : Universal Music Group, Sony BMG, EMI Group, Warner Music Group. En 2004, ils représentaient 71,6% de parts de marchés, et plus de 80% en Europe et aux Etats-Unis. Ils forment une concentration dite verticale qui intègre toute la filière de la production à la distribution. Autant dire que la musique indépendante fait grise mine…
La concentration des pouvoirs économique et culturel entre les mains de quatre groupes de communication qui contrôlent à la fois les contenus (musique, cinéma, multimédia, livre, …) et les contenants (Internet, téléphone mobile, télévision payante, …) menace de limiter sérieusement la diversité musicale. En effet, les majors s’attachent davantage à la commercialisation qu’à la production. Avec le succès des émissions produites par Universal, Popstars (M6) et Star Academy (TF1), les majors ont démontré qu’elles n’ont plus besoin de découvrir des artistes, elles les créent elles-mêmes. Désormais, la rentabilité à court terme prime sur le développement artistique lent et progressif nécessaire aux artistes. Ce phénomène amplifie la concentration des budgets sur quelques artistes, celle de la programmation des radios sur quelques titres et la disparition des labels indépendants.
Selon l’UPFI (Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants), l’investissement marketing pour qu’un artiste entre dans le Top 20 est entre 460 000€ et 760 000€. Ce ne sont pas les labels indépendants qui pourraient se le permettre. Ils ne représentent plus que 28,3% du marché. Découvreurs de talents, ces labels sont devenus très prisés par les majors. En s’associant aux plus grands, ils bénéficient de leurs ressources financières, de leur puissance de communication et de distribution. En revanche, après les premières retombées médiatiques, l’artiste s’empresse de signer dans une super production. Alors, à quand une meilleure répartition des pouvoirs ?
L’arborescence des majors
L’arborescence ci-dessous permet de mesurer le monopole des majors sur l’industrie musicale et montre le phénomène progressif de rachat des labels indépendants. N’hésitez pas à compléter la liste.
* Universal Music Group : 25,5%
Barclay Records, Decca Records, Deutsche Grammophon, DreamWorks Nashville, DreamWorks Records, Geffen Records, Interscope A&M Records, Island Def Jam Music Group, Lost Highway Records, MCA Nashville, Mercury Nashville, Mercury Records, Polydor, Philips, Universal Motown Records Group, Verve Music Group (impulse !, GRP, Verve Records, Verve Forecast)
* Sony BMG : 21,5%
Arista Records, BMG Classics, BMG Heritage, BMG International Companies (Columbia Records, Epic Records, J Records, Legacy Recordings, Provident Music Group, RCA Records, RCA Music France, RCA Victor Group, RLG - Nashville, Sony Classical), Sony Music International (Sony Music Nashville, Sony Wonder), Zomba Label Group (Jive Records, LaFace Records, So So Def Records, Verity Records, Volcano Records
* EMI Group : 13,4%
Capitol Records, EMI Classic, EMI Records, Mute Records, Parlophone, Virgin Classics, Virgin Records, Blue Note Records, Hostile Records
* Warner Music Group : 11,3%
Alternative Distribution Alliance, Elektra Entertainment Group, Marc Music, The Atlantic Group (Atlantic Records, Lava Records, Nonesuch Records), The Atlantic Group Warner Music International, Tôt ou Tard, Up Music, Warner Strategic Marketing (Rhino Entertainment Company + Rhino Home Video, Warner Special Products, Warner Music Group Soundtracks, Warner Television Marketing), Warner/Chappell Music Inc. (Warner/Chappell Music, Warner Bros. Publications), WEA Corp., Word Distribution (Curb Records, Daywind Records, Doxology Records, Floodgate Records, Metro One, Shelter Recods, Spring Hill Music, Word Music), Warner Bros. Records Inc. (Maverick Records, Reprise Records, Sire Records)
Charlotte










juin 15th, 2007 at 20:06
Merci pour ce billet récapitulatif, qui permet d’y voir plus clair !
(une petite coquille, paragraphe 3 : « Ce ne sont pas les labels indépendants qui pourraient _ce_ le permettre » -> se )
juin 19th, 2007 at 9:41
Félicitations, vous avez été promu au poste de correcteur d’orthographe !
Merci de nous soutenir tout en guettant la moindre erreur…
juin 22nd, 2007 at 10:48
!ah ben ça va, tout va bien c’est comme dans l’alimentaire, la petrochimie, les medias, l’informatique …
juin 26th, 2007 at 16:14
Et ça continue encore et encore… Universal Music, via sa filiale Centenary, a annoncé le 14 juin l’acquisition du label britannique
indépendant Sanctuary Group, fondé à la fin des années 70 par les managers du groupe de métal Iron Maiden. UMG propose 20 pence pour chaque action Sanctuary.