Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a dressé, il y a quelques semaines, son bilan du premier semestre 2007. Les résultats parlent d’eux mêmes… Les ventes de disques des éditeurs aux magasins (prix de gros HT) ont généré 317,8 millions d’euros, contre 383,2 millions au premier semestre 2006, soit une perte de 65,4 millions d’euros (-17 %).

Dans le détail : le chiffre d’affaires des singles est en chute libre, moins 62,7 %. Celui des albums accuse le coup : 15,7 %, ainsi que les vidéos musicales 14,2 %. Sachant que c’est le single de Kamini avec son rap des campagnes (RCA/SONY BMG Entertainment) et l’album des Enfoirés (ULM/Universal Music France)
qui sont au top des ventes, on est en passe de se demander si la musique existe encore en magasin.

La musique numérique est en progression : son chiffre d’affaires a représenté 23 millions d’euros, soit une croissance de 13,7 %. Mais cela reste nettement insuffisant pour compenser les pertes en ventes d’albums physiques. Là encore, c’est une major (Barclay/Universal Music France)
qui rafle la mise avec Mika et son Live in cartoon motion.

En 5 ans, les maisons de disques enregistrent une perte d’activité de l’ordre de 50 %. C’est énorme ! Elles réclament donc un plan d’urgence et attendent avec impatience les conclusions de la mission gouvernementale Olivennes afin d’en finir avec l’impunité de la piraterie.
Qu’en pense Reshape-music ? Eh bien, il préconise un nouveau modèle. Car pour nous, c’est loin d’être une affaire de gros sous, mais une histoire de rencontre entre l’Artiste et l’Internaute.