Quand mensonge et trahison font recette
Web| Mercredi 12 septembre 2007Vous ne connaissez pas Marié Digby la nouvelle star issue du web ?
Cette jeune américaine s’est fait connaître en chantant devant sa webcam des reprises de variété internationale, avec comme seul outil sa guitare et sa jolie voix. Rapidement sa page MySpace explose et ses vidéos sur Youtube sont visionnées plus d’un million de fois (notamment sa reprise Umbrella de Rihanna). Des internautes du monde entier la soutiennent et lui transmettent des messages d’encouragements. Quelques mois après, elle passe à la télévision puis finalise un contrat chez Hollywood Records (Universal) qui lui produira son premier album.
Un véritable conte de fée pour cette artiste libre. Mais surtout une magnifique opération marketing.
Selon le quotidien Wall Street Journal, Marié Digby aurait signé pour le label en 2005… soit 2 ans avant son heure de gloire ! Sa communauté de fans est sous le choc : sa passion pour l’artiste était liée à son amateurisme. Loin de remettre en question son talent, elle se sent trompée par ce buzz monté de toutes pièces. Pour la major, la stratégie de promotion est plus que payante puisqu’à faible dépense, bénéfice maximum.
Marié Digby s’est-elle indignée de la tromperie dont-on l’accuse ? Quelle importance. Détestée ou adulée, elle est aujourd’hui une “star” et vendra des milliers de disques. De quoi refroidir l’engouement des amateurs de musique croyant aux réseaux sociaux comme un outil juste pour l’émergence de réels talents indépendants.










septembre 16th, 2007 at 20:26
J’avais entendu parlé du buzz autour de cette chanteuse, sans pour autant être un participant. C’était rester quelque chose de vague.
Voilà que je (re)tombe ici sur cette info, qui me procure un mélange entre l’étonnement et son absence. Ca me fait un peu penser aux nombreux (?) débats qui peuvent exister autour de Myspace, notamment depuis le rachat par Ruppert Murdoch. A savoir si c’est une mauvaise ou bonne chose pour la musique, si il faut boycotter myspace ou non, si myspace est fondamental pour tout groupe etc.
Personnelement, de mon point de vue d’auditeur, ça n’enlève pas grand chose à mon engouement par rapport à toute la toile musicale qui se faufile (et s’incruste) sur internet. Evidemment il y a des dérives, évidemment il y a des tentatives de reprises du phénomène (comme toujours ?) radicalement commerciales.
Mais au final, la diversité des horizons est difficilement neutralisable sur le net, et c’est ce qui est agréable. Donc il restera des vrais talents indépendants qui pourront surgir et se faire connaître soudainement (voire progressivement), des labels qui en profiteront pour réagir à l’inverse (incroyable, mais il paraîtrait que cela existe)…
Ainsi je conclurais sur un quasi-slogan :
(Ce n’est qu’un début, ) Continuons de fouiner.